Altruisme – Dévouement – Fidélité
(Ce dimanche, c’était la Fête DES mèreS!
DES mères?!
Mais qui a donc plusieurs mères?!
Nous allons le découvrir tout au long de ce texte qui met en lumière RUTH!)
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QUAND LE ROI DAVID
CÉLÈBRE “SES MÈRES”…
Si le 24 mai 1950, fut promulguée une loi instituant une journée, pour fêter les mamans, le Roi David n’attendit visiblement pas cette date pour célébrer, celle(s), dont il se targue d’être le fils !
Dans son livre de Tehilim, (Perek 116, psaume 16), il s’exclame :
״אנה ה’ כי אני עבדך אני עבדך בן אמתך פתחת למוסרי״
« Ana Hashem ki ani avdékha ani avdékha ben « Amatékha » pitakhta lemosséray”
« Réponds-moi, je t’en prie Hashem, car je suis Ton serviteur, je suis Ton serviteur fils de Ta servante ! Puisses-Tu ouvrir mes liens !”
Qu’est-ce qui fait que le Roi David est le serviteur d’Hashem ?
Il y répond dans ce même psaume !
C’est le fait, qu’à la base, il est le fils de la servante d’Hashem…
Et c’est PARCE QUE sa mère est la servante d’Hashem, que le Roi David est le serviteur d’Hashem !
Bel hommage à sa mère !
C’est dans la chaleur des entrailles maternelles que se trouve le premier berceau de l’apprentissage…
(Un Malakh y enseigne la Thora au fœtus avant la naissance)
C’est la « Torat Imekha », « Torah de ta mère », (Michlei, 1,8), proche du coeur…
Différente et complémentaire de la transmission du père, « Moussar Avikha », plus proche de l’intellect…
Si au sens littéral, David semble donc évoquer dans ce psaume « sa maman », Nitsevet (Femme lègendaire à découvrir la semaine prochaine, dans nos colonnes !), ne se rattache-t-il pas également à une autre mère ? Celle de la royauté ? Routh, son aïeule, ainsi, que celle de son descendant, le Machiah à venir bzh ?
Cette même Routh, bru de Noémie, qui sur les recommandations de cette dernière, pénètre furtivement et vaillamment dans la tente de Boaz, en pleine nuit…
Lorsque celui-ci, soudain, se réveille et sent une présence à ses pieds, il s’écrie, effrayé :
« Qui es-tu ?»
Et Routh de répliquer, avec humilité : « Anokhi Routh Amatékha », « je suis Routh, ta servante » …
Lorsque David s’exclame : « Ani avdékha ben Amatékha », est-ce un clin d’œil rappelant Routh, « Amatékha»?
Évoque-t-il donc sa mère qui l’a mis au monde ou bien Routh hamoabite, celle qui se présente avec le titre “Amatékha” auprès de Boaz ?
Mais qui est donc Routh hamoabite ?
Revenons quelques siècles en arrière…
Après avoir quitté Avraham, Loth (neveu d’Avraham) s’installe à Sodome…
Hashem décide de détruire Sodome, ville où règne la perversité…
Loth doit s’enfuir avec sa femme et ses filles, sans se retourner…
Dans la fuite, la femme de Loth se retourne et est transformée en statue de sel…
Loth et ses filles se réfugient dans une caverne assistant, impuissants, à cet apocalypse…
Inquiètes et pensant assister à la fin du monde, les filles de Loth décident d’agir, de sauver l’humanité et de lui offrir une continuité…
Elles enivrent leur père et ont une relation avec lui, pensant qu’il est le dernier homme sur la terre…
Elles donnent, quelques mois plus tard, chacune, naissance à un fils…
L’ainée l’appellera effrontément : Moab (de mon père) …
Et la seconde le nommera, plus pudiquement : Ben-Ammi (fils de mon peuple) …
Routh est une descendante de Moab, ce fils qui donna naissance au peuple du même nom…
Le peuple de Moab, (dont les hommes furent bannis par la suite par Hashem à cause de leur cruauté dans le désert vis-à-vis du peuple juif), porte en lui, dans ses gènes, malgré tout, un élément positif, une étincelle qui ne doit pas s’éteindre, qui doit être conservée, qui doit perdurer, être ravivée et entretenue dans le foyer du peuple juif…
Cette étincelle, c’est cette dimension de dépassement de soi qui va jusqu’à une volonté altruiste de sauver l’humanité, de la perpétuer…
Et c’est cette dimension que porte en elle, Routh hamoabite, et qu’elle apporte dans son union avec Boaz, petit-fils de Nahshon Ben Aminadav, un autre « sauveur »!
Routh, à travers Boaz, éternisera et transmettra ainsi ce gène, cette dimension à sa descendance – qui est celle des Rois d’Israel – qui la relayera de génération en génération jusqu’au Machiah ben David tant attendu !
Et c’est ce gène, cette dimension, cette volonté transcendante de sauver l’humanité qui semble être nécessaire à la délivrance finale, qui animera le Machiah et qui nous mènera à la Gueoula…
Est-ce donc cette dimension que David met en avant lorsqu’il rappelle qu’il est le « fils » de « Amatékha », celle qui porte en elle cet élément : la volonté de sauver l’humanité de la perdition ?
Et est-ce cet élément qui serait la clef, l’outil nécessaire pour ouvrir les liens de David (mentionnés dans ce même psaume), ceux qui limitent le déploiement de sa lignée, ceux qui brident l’évolution de la Gueoula et qui retiennent le dévoilement du Machiah?
Un dévouement extrême, de tout un chacun, au service du collectif, favoriserait-il l’émergence du Machiah et serait-il donc la clef de notre délivrance ?
🎨 Une sublime illustration signée Yael Sportouch!
📝 Un texte de votre dévouée Hadassa Malka TEBOL, au lendemain de la Fête de SHAVOUOTH, jour du Yartseit du Roi David!
À lire, à méditer, à transmettre.
























































