Amour · Conviction · Solidarité féminine
Une crainte d’Hachem et une solidarité féminine exemplaires
Chifra et Poua étaient respectivement Yoheved, l’épouse de Amram et leur fille Myriam (selon une autre opinion, il s’agissait de Yo’heved et Elisheva bat Aminadav sa future belle fille, épouse de Aaron Hacohen). Elles étaient les sages femmes juives à l’époque de l’esclavage égyptien.
Rachi nous explique que Chifra s’appelait ainsi car « méchapéréte « = elle embellissait les nourrissons par ses soins et Poua (venant du mot « pé »=la bouche) car elle avait l’habitude de parler avec douceur aux bébés afin de les apaiser.
Malgré l’ordre qu’elles reçurent formellement de Paro de tuer tous les nouveaux nés mâles et de ne laisser en vie que les filles, elles n’en firent rien. Leur crainte d’Hachem dépassait de loin leur peur de Paro.
Cette crainte d’Hachem était si forte qu’elle ne se contentèrent plus de remplir leur rôle de sages femmes mais également d’oeuvrer en faveur des familles pauvres: elles collectaient de la nourriture dans les maisons des familles riches pour les distribuer aux familles pauvres. Un Gma’h en temps d’oppression…
La solidarité féminine est une chance inouïe. Tellement puissante qu’elle effraie et menace les Talibans qui ont interdit récemment aux femmes de se parler entre elles. Effectivement, les encouragements mutuels des femmes brisent le silence et la solitude, nourrissent leur être intérieur, apportent douceur et compréhension, génèrent des changements bénéfiques…
Yo’heved et Myriam incarnent pour moi la force intérieure de la crainte d’Hachem et la solidarité féminine.
Elles ont su rester présentes à elles-mêmes en respectant leurs valeurs profondes sans obéir par peur à Paro et présentes à leurs semblables, les femmes du peuple juif. Quelle beauté d’âme…
(Midrach raconte)
Un texte original et très touchant de Sarah LAHMY, en l’honneur de la Parashat CHEMOT!
Illustration sublime by Yael SPORTOUCH !
CHABAT CHALOM 🌹😘!
























































