Les femmes qui ne voulaient pas participer au veau d’or : Un courageux refus
(Exode, Chap. 32)
À la suite de leur esclavage en Égypte, et dans le cadre de leur périple, les Hébreux
vécurent un temps dans le désert. Leur chef spirituel, Moché, se trouvait alors chez
Dieu, sur le Mont Sinaï, en préparation pour la réception de la Thora. Son absence
se prolongeant, les Juifs, désespérés, entrèrent dans une crise de foi et
demandèrent à Aaron, frère et remplaçant de Moché, d’ériger un veau d’or comme
nouveau Dieu. Pour sa construction, les bijoux en or du peuple furent réquisitionnés.
C’est alors que certaines femmes, contre la majorité, comprirent que là encore, elles
allaient devoir entrer en jeu : dire NON au péché collectif.
Elles, les femmes qui ont REFUSÉ de donner leurs bijoux pour l’élaboration du veau
d’or, avaient tout compris.
Si quelque chose de grand devait se passer, ce n’est pas en agissant de la manière
la plus attendue. Contre vent et marées, afin de perpétuer le peuple juif, dire NON
marquerait les esprits à jamais et engagerait une réflexion constructive. Combien
ont-elles eu raison ! Nous en parlons encore aujourd’hui, en 2025 !
Elles montrèrent leur désaccord face à l’erreur fatale de compromission dans
laquelle le peuple était en train de se jeter corps et âme.
Vous n’allez pas dire le contraire : on attend souvent des femmes qu’elles ne soient
pas contrariantes, qu’elles ne contredisent pas trop, qu’elles soient douces et
discrètes, surfant sur le creux de la vague. Ce sont les qualificatifs qui induiront :
«cette femme est exceptionnelle» ! Sans tomber dans le féminisme laïc, cela peut
être vrai dans les situations classiques, comme, d’ailleurs, ce que l’on pourrait
attendre de tout être humain…
Cependant, par loyauté, fidélité, conviction, justice, dire non peut s’avérer salutaire.
Ne pas céder à une imitation (matérialité du veau d’or), passer au-dessus du « qu’en
dira-t-on », du jugement d’autrui. Quelle force et courage pour assumer ce rôle !
Les femmes du désert ont eu une vision à long terme : ne pas faire entrer l’idolâtrie
dans les coeurs. Ne pas céder non plus à la pression du peuple.
Combien cette bataille peut faire écho dans cette période pré-messianique : dire non
à une sollicitation négative, à un groupe de mauvaise influence. Donner le bon
repère à un enfant en « osant » le refus. Dire non à un produit/aliment néfaste pour
la santé physique ou mentale…
Tous ces NON représentent en réalité un OUI à la loyauté et à la fidélité que les
femmes ont toujours eues envers ce qui est plus grand qu’elles : Dieu.
Femme garante du peuple juif, de sa pérennité. Résistante pour l’honneur de Dieu et
le bien des humains, dans tous les domaines de la vie et à toutes époques. Faisons
confiance en nos décisions, car Hachem compte aussi sur nous pour préserver sa
sainte Thora à la force de nos pures convictions.
Illustration sublime de Yael SPORTOUCH !
Texte puissant de Malka DAYAN, en l’honneur des Femmes, et des Parashiot de la période !
























































